C'est quoi ce putain de temps de merde ? Et pourquoi j'ai plus d'eau chaude ? Pfff... je retourne me coucher, c'est bon.
Entre passer une semaine loin de (presque) tout à Alès, déménager dans de nouveaux locaux, et essayer de rattraper le retard sur un projet, j'ai un peu zappé que j'avais une vie à côté du boulot ces derniers jours... Pour le coup, il me reste à développer des péloches de test prises au Diana, plein de code à pisser avant la mise en ligne d'un autre petit site, et surtout l'impression d'avancer à la vitesse d'un escargot apathique.
J'ai bien envie de junk-food tout d'un coup. C'est signe que je suis complètement remis, ou c'est juste que je suis devenu parisien?
J'allais lire « How to get a night's sleep without shit happening » quand la connexion a coupé, c'est un signe?
Cher journal « wtf », oz étant malade, et occupé par les hallucinations que lui envoie son lobe temporal (à cause de la fièvre je dirais), c'est moi le lobe frontal qui prend le relais. Le bonheur de lui faire dire et écrire n'importe quoi est enfin mien pour quelques jours muaHAHAHAAHaH!
HA HA HA HA!
... euh.
Allons droit au but, les calins sont à 5€, et les bisous à 10€. Ce qui en fonction des médecins devrait vous octroyer deux ou trois jours d'arrêt.
Frontalement votre,
Lobe.
Petit (moyen, gros?) bar-concert dans le XIème, l'International a une prog. musicale alléchante, et des bières pas chères. Je le met dans ma liste des lieux à tester, et si vous avez déjà pratiqué, je suis toute ouïe.
J'ai entendu plusieurs fois, que je jetais trop, que je ne gardais pas de souvenir de ce que je faisais, ou de ce qu'on faisait quand on me surprenait à ranger. Ce qui revient à sortir un sac poubelle, puis à y faire glisser mille-et-uns objets traînant au mauvais endroit, au mauvais moment. Ok, peut-être que je jette trop. Vous savez quoi, quand j'aurai emménagé dans mon pied-à-terre de vingt-cinq hectares, je ne jetterai plus rien, et j'aurai un beau musée narcissique où me regarder... Rien que l'écrire ça me file la gerbe cela-dit, mais si on me force... Si vous avez l'impression que je ne garde rien, c'est parce que je ne garde que l'essentiel, et un mec adorable a démontré qu'il est invisible pour les yeux.
Pourtant c'est faux : j'ai une petite histoire que je peux relire. Bien mieux que vous j'imagine, parce que je lis entre les lignes un millions de choses qui n'ont pas toujours l'air d'y être. Pour vous, elle commence en 2002, et parfois je me plonge dans les archives de cet ersatz de blog ; je retrouve des phrases, des citations, et toutes les bonnes choses que j'ai vu, goûté, écouté reviennent. Comme une grande claque de vent, ça prend par surprise mais ça fait plaisir.

Cette photo, par exemple, date de la fin de 2006, qui fût une putain de chouette année. Pour moi. Je n'avouerais pas qui a pris la photo... juste que je fais une tête bizarre parce-que j'hésite à me remettre avec une fille bien, c'est l'hiver, on est à L'autre-café. Je crois que si je tapais sur l'épaule de ce type, en lui expliquant les prochaines années, il serait ravi ; il regarderait d'un drôle d'air sa bière, puis ce mec bizarre avec un piercing qui lui ressemble, et hausserait les épaules. Il aurait une dead line, et l'air moins surpris quand la fille lui dira « tu sais bien » dans ce bar de Bleecker Street au mois de mai 2009. C'était le printemps, et aujourd'hui je suis content de revenir un peu au oz de 2006 : ce grand nigaud capable de tomber amoureux d'une fille pendant trente secondes, le temps de croiser un regard. :)
Le/la prochain-e qui me dit que je jette trop, je le/la balance dans la Seine après m'être essuyé les pieds sur ses dents. Bisous quand même. ^_^