Mac loves you

Ma machine de bureau s'est récemment mise à locker ma session de façon tout à fait arbitraire, et aléatoire. Soit cet ordinateur se soucie de ma santé, soit il se fait vieux... Mais j'avoue que mon petit côté Asimov préfèrerait la première explication.

Explored

Le mot du jour est Doraphobie : la peur de toucher la peau, ou la fourrure d'un animal.

(cette fois c'est un vrai mot, si si)

non mais je rêve

Cette nuit j'ai rêvé en JSON. Une partie de moi s'est d'ailleurs rebellée contre une partie du stream qui était malformée : il y avait des gens non-escapés en plein milieu d'une chaîne, et... c'est là que je me suis réveillé. Il semblerait que je ne peux pas avoir de discussion introspective sur la qualité d'un rêve tout en le rêvant : j'envoie un bug report de ce pas.

Sinon je vais bien. ;)

github drinkup

Hier soir, j'ai passé la soirée en compagnie de jeunes geeks barbus, dans un bar irlandais du côté de Nation. Merci aux braves amateurs de PHP d'avoir organisé l'événement, et aux deux githubers qui se sont déplacés pour goûter quelques bières irlandaises... en terres gauloises. La seule chose que je regrette, c'est l'annonce de Scott Chacon de faire un mini-talk sur Git ce soir là. Apparemment, il n'avait pas envie (les moyens?) de remettre le couvert après l'apéro Ruby de la veille. C'est un peu dommage pour ceux qui s'étaient déplacés spécialement pour ça.

Cela-dit, j'ai pu observer de vrais développeurs PHP à l'état sauvage. Ils existent, ils sont parmi nous, et ils ont l'air normaux. Autant qu'un dev en soit capable. L'un d'entre eux m'a, à demi-mots avoué, ses penchants pour Java plutôt qu'ObjectiveC : une façon polie de dire qu'il préfère les téléphones Google à ceux d'Apple ; je traduis le parlé de progammeur. Du coup, entre les vieux potes qu'on croise, et les gens intéressants avec qui discuter node.js, c'était plutôt une bonne soirée.

Moins évident : le lendemain matin, fixer le code d'une interface web fluide toute de JS vêtue... Bien mâcher son tagging, et couper des relations dynamiques en cube. Contre la gueule de bois, essayer des applications de mapping de zontologies à base de readline et de ncurses bizarres... Bien mélanger le tout, en essayant de trouver un rapport entre les deux. Dire bonjour à la madame, et au poney. Et finalement, se demander pourquoi on est pas resté couché face à l'incongruité de la chose. Après beaucoup trop d'alcools, le cerveau met malheureusement bien longtemps à repartir. Peut-être qu'il commence aussi à se blaser des tribulations de son hôte le bougre.

BSD dans l'huile 8

Bonnes résolutions, suite et fin : en 2010, je... met à jour ma didier-box. Dont acte. Ça va trancher.

Golden cage

Le soucis du blog, c'est que rapidement, ça devient une lettre ouverte, et je n'ai pas toujours envie d'écrire à tout le monde en même temps, ou de la même façon. Ça devient presque un exercice de style, et je ne pas être à l'aise avec figures imposées les... *bafouille*.
Cependant, entre deux nuits blanches, j'ai un tout petit peu réfléchi à ma relation au travail. On dit bien de l'Homme (avec sa grande hache) qu'il travaille sans arrêt, mais je ne savais pas que c'était une expression à prendre au pied de la lettre. Cela-dit plus on travaille, plus on gagne : c'est le Roi de France qui l'a promis, alors c'est la Vérité. Amen. Il a juste oublié de préciser qu'il ne parlait pas de richesse materielle (et en soit ça ne me dérange pas du tout puisque je ne collectionne pas les objets).

Pourtant, l'impression de rater quelque chose est là. Peut-être qu'il faut ces vacances pour y voir plus clair.

C'est tout de même fatiguant d'être désorienté à ce point, et de profiter de ce que chaque jour apporte. Oui c'était ironique. Quoique, peut-on être des représentants de l'adulescence jusqu'à en crever, ou bien il y a un moment où on deviendra forcément sages ou chiants?

Est-ce que je me pose vraiment trop de questions? Et voilà encore une, pff c'est pas gagné,

Sometimes it hurtz

Je ne sais pas comment vous écrivez... et je ne sais pas vraiment écrire non plus ; vous avez peut-être remarqué. Franchement je suis étonné de la constance dont certains font preuve en se pointant ici. Je ne comprend pas trop l'intérêt de tout ce truc. Quelque part, je suis peut-être en train de nous mentir, à vous, à moi. Mon raisonnement étant que si je prétendais comprendre votre intérêt pour ces quelques mots, on serait libre de croire que j'en tire une certaine gloire, voire une fierté, ou, dans mon cas un nombrilisme un peu vaseux. Ou alors, je me dédouane en feignant la modestie en mentant au serpent qui se mord la queue, et croyez-moi je feint mal. Ou juste une tendance à trop réfléchir ?

Peut-être que j'ai juste envie de croire que je peux dépasser 140 caractères tout en conservant un certain nombre d'œils, ainsi qu'une part de cerveau. Mais on a pas toujours eu twitter.com, on est tous plus vieux que le micro-blogging, donc l'excuse ne tient pas très longtemps. Vous verrez quand vous raconterez à vos enfants-clones que vous êtes nés avant la création de Google et de Twitter ; si vous survivez à Google Better-World jusque là, mais c'est une autre histoire et je me suis promis de ne plus changer le passé en voyageant jusqu'à cette époque.

Si je me souviens bien, une réponse admise à la question du pourquoi l'on s'exprime, c'est simplement pour être compris (tapez-vous sur le front si vous ne l'aviez pas, merci). Si on me permet une remarque, je trouve que c'est plus un effet secondaire aléatoire qu'une finalité en soi ; mais j'ai visiblement un putain de besoin d'être compris. Besoin exprimé de façon répétitive et détaillée, ce qui me procure au moins le plaisir de vous imaginer légèrement agacés. Je serais donc un grand névrosé de l'incompréhension, mais ça pourrait être presque flatteur si j'avais le génie qui va avec. Génie incompris, ça m'a toujours amusé... ce sera pour une prochaine vie. Si l'on continue sur cette hypothèse, alors j'arrêterai d'aligner des mots les uns derrière les autres, lorsque j'aurai trouvé le bon interlocuteur. Le Grand Personnage avec des capitales et un regard perçant qui nous dirait à raison « ok, je te comprend, de A à Z, je sais tout ce que tu as à dire. » Quelle plaie, il pourrait au moins avoir le tact de garder ça pour lui. S'il vous plait, ne me dites rien, je ne veux pas savoir, et me poser des questions avant d'être trop vieux et trop sûr de moi.

D'un autre côté, on ne peut pas sérieusement penser que le mec qui a écrit « The Da Vinci Code » avait besoin d'être compris. En guise de message ce serait plutôt juste pour le fric ? Alors, certes, c'est peut-être sa façon à lui de le dire : « Mon fric, donnez-le moi! » Il s'est bien démerdé et ça se vend bien, en plusieurs tomes. Si tous les auteurs étaient les mêmes, alors le texte comme moyen d'expression j'aurais du mal à y croire ; même s'il est admis que c'est un peu plus classe pour s'occuper les doigts que de les plonger dans son nez ou celui du voisin, un texte sans message, sans âme, c'est une perte de temps pour tous.

Dans un monde parfait, dans un plan en trois parties, je serais arrivé à une conclusion quelque part à la fin du dernier paragraphe.

Raté, mais c'est une heure du matin, et j'ai pas vraiment envie de dormir.

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