21 08

doublepensée posté par oz

J’ai fini 1984 ce matin. Dans le métro pour changer, avec tout un tas de gens fixant leurs pieds, le regard fuyant.
Orwell fait prendre conscience de certaines choses politiques. Pas politiques dans le sens « pour qui tu votes ? », mais dans une optique plus personnelle. On fait le voyage dans la peau de Winston Smith à travers un monde totalitaire où la pensée est un crime et a vocation à disparaître, où on torture les « citoyens » pour en faire des éponges. Big Brother ça n’est pas uniquement l’état qui observe ses citoyens, c’est quelque chose qui englobe les personnes inconsciemment ou contre leur gré jusqu’à n’en faire qu’un troupeau maléable. Le Parti veut avoir de plus en plus de contrôle sur les hommes et les femmes qui peuplent le pays dans une quête insatiable de… pouvoir.

Et c’est tout ? Oui c’est tout, juste la quête du pouvoir, sans aucun autre but…

J’ai du mal à saisir le bonheur qu’on peut avoir à diriger des millions de personnes : imposer une volonté c’est une des choses qui me rend le plus amer. Juste après la Suze (oui bon…). Alors je ne comprend toujours pas le pourquoi de cet aveuglement : je n’ai pas l’impression que le pouvoir en lui même soit une fin justifiant qu’une action soit prise contre quoique ce soit.
Orwell pousse la chose à l’extrême : en inventant une langue ne permettant plus la moindre pensée « hérétique » qui perd de son vocabulaire avec le temps à l’inverse des dialectes actuels. En limitant les Hommes à leurs fonctions animales, Big Brother leur enlève le plaisir, plus d’intellect ou d’émotions non plus : juste une totale soumission, et une acceptation idiote de n’importe quoi. Mais ça ne mène nul part…

Commentaires

1

le 21 aout à 16:01, manu écrivait :

Du pouvoir pour du pouvoir, c’est aussi de l’argent pour de l’argent, pour s’abstenir de faire ce qu’on demande de faire aux autres.

En l’occurrence, le bureau a tout pouvoir de faire ce qu’il veut. Penser, écrire, boire, baiser. Il maitrise la contrebande, les éléments de chaos, la langue, tout. C’est un peu une façon de se prendre pour Dieu. Quand tu jouais au lego ou aux playmobil, tu ne faisais rien d’autre. La différence, c’est qu’un jour tu t’es lassé. Mais certains ne se lassent jamais. Regarde Castro.

1984 n’est pas plausible une seconde. Et c’est pour ça qu’il est effrayant. Parce qu’à chaque instant, tout en étant persuadé que ça n’arrivera pas, tu te dis que c’est ce qui nous pend au nez avec, entre autre, les dérives sécuritaires actuelles. Je ne parle pas des tentatives françaises de ramener l’ordre dans les zones de chaos, mais plus des tentatives américaines de couper toutes les libertés fondamentales au nom des libertés fondamentales. C’est réellement effrayant.

Dans le même genre, le meilleur des mondes est tout aussi bien écrit. Mais c’est vrai que 1984 est plus accrocheur au premier abord. Dès le premier verre de Gin. mmmmh.

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